Construction : des règles sanitaires difficiles à respecter
Comme toute activité, les chantiers peuvent reprendre s’ils permettent l’application des mesures sanitaires et des gestes barrières. Ainsi, certains chantiers de construction ont pu reprendre dès la fin du mois d’avril. Un guide officiel a également été publié par l’Organisme Professionnel de Prévention du Bâtiment et des Travaux Publics (OPPBTP) afin d’accompagner tous les acteurs de la construction.
Cependant, ces recommandations peuvent devenir un véritable casse-tête dans certains chantiers faisant appel à des multiples corps de métiers. Les protections personnelles (masques, gants, lunettes) ne sont pas toujours compatibles avec les équipements de sécurités déjà nécessaires. Aussi, l’extension des bases vie ou la distanciation ne sont pas toujours possibles à cause des surfaces étroites ou des particularités des chantiers.
Les chantiers presque terminés sont les plus faciles à relancer. Lorsqu’il ne reste que des finitions, le nombre d’intervenants est faible et il est facile de faire travailler les artisans en toute sécurité. A l’opposé, les chantiers en phase de gros-œuvre ou de second-œuvre sont plus délicats, surtout s’ils sont situés dans des milieux urbains denses.
Les chiffres encourageants de la FPI
La Fédération des Promoteurs Immobiliers (FPI) et ses antennes régionales ont suivi régulièrement le taux de reprise des chantiers. Ainsi, le 15 mai, elles annonçaient une reprise de 100% des chantiers de leurs adhérents dans la grande majorité des régions françaises.
— FPI NORMANDIE (@FPINORMANDIE) May 15, 2020
100% des chantiers ont donc repris en Savoie, Haute-Savoie, Normandie, Hauts-de-France … L’Ile-de-France est la région avec le taux de reprise le moins élevé. Un chiffre qui atteint tout de même 90%.
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L’impossible rattrapage des mois d’arrêt
Les chiffres très encourageants de la FPI sont à relativiser car si les chantiers ont redémarré, tous n’ont pas pu atteindre un niveau d’efficacité équivalent à celui d’avant la crise. Beaucoup ont repris de manière partielle ou ralentie. Par exemple, les équipes sont réduites afin d’optimiser la distanciation sociale. Par ailleurs, le temps nécessaire à l’application des mesures sanitaires empiète sur le temps de travail, comme la désinfection régulière des bases de vie et les outils.
La reprise des chantiers est une très bonne nouvelle, toutefois elle ne permettra pas de rattraper immédiatement les semaines d’arrêt. L’ensemble des promoteurs s’accorde à dire que les chantiers auront 2 à 3 mois de retard et qu’il y aura des décalages de livraison.
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